"Une technologie issue d'une communauté d'éditeurs qui permet d’avoir les données les meilleures et les plus complètes au monde"
MOOVIT
mise à jour le mer, 03/15/2017 - 16:00
Entretien avec : 
Pierre Valentin, country manager France
Réalisé le : 
06.03.2017
Une définition de ce projet en une phrase ? : 
Une application smartphone qui vise à faciliter l’usage des transports en commun, basée sur une technologie permettant de combiner les données des utilisateurs avec celles de Moovit.
Votre lecture en quelques dates de l'agenda du projet ? : 
Fin 2011 : fondation en Israël Janvier 2013 : déploiement à l’international avec les villes européennes Janvier 2015 : 3ème levée de fond de 50 milliards de dollars Eté 2016 : successivement partenaire pour l’UEFA et les JO de Rio
Les chiffres clés aujourd'hui ? : 
300 000 utilisateurs en Israël 52 millions d’utilisateurs dans le monde 1,5 million de nouveaux utilisateurs/mois Une nouvelle ville toutes les 16h 150 000 utilisateurs qui se transforment en éditeur Plus de 1 200 villes, disponible dans 45 langues et 70 pays Une petite dizaine de bureaux dans le monde pour une centaine de salariés
Quelle est pour vous aujourd'hui sa singularité ? : 
La force de sa communauté, le coté collaboratif, participatif et social, car on est les seuls à reposer sur cette technologie issue d'une communauté d’éditeurs qui permet d’avoir les données les meilleures et les plus complètes au monde. Si Moovit n’est pas disponible dans votre ville, on a la possibilité sur la base du volontariat de cartographier son réseau sur un fond de carte en ligne. Dans le monde, les applications sont souvent ultra locales, nous on est un peu partout.
Comment définiriez-vous l'éclosion du projet ? Votre motivation ? : 
C’est un constat que les transports en commun sont traversés par énormément d’incertitudes, si on a le choix on préfère prendre sa voiture, pourquoi ? parce qu’on n’a pas de réponse fiable aujourd’hui à ses incertitudes. Notre idée de base c'est faciliter l’usage des transports.
Quelle analyse faisiez-vous à l'époque de ce marché ? : 
En Israël, il n’y avait pas d’application, en 2011 on est 4 ans environ après la sortie du 1er smartphone. En France, il devait il y avoir l’application de la RATP mais ce n’était pas dingue. Moovit a tout de suite bien fonctionné dans les villes à héritage latin, où c’était des centres villes assez congestionnés. Ce qui était compliqué à l’époque, c’est qu’il n’y avait pas trop de données, l’open data n’était pas généralisé.
Quelle analyse en faites-vous aujourd'hui ? : 
Le transport en commun va avoir de plus en plus d’importance, car on est aujourd’hui plus de 7 milliards et il y a près d’un milliard de voitures, et ce ratio n’est pas prêt de se réduire. Tout l’enjeu va être d’avoir une chaine de mobilités urbaines et de pouvoir choisir à la carte de faire son propre trajet.
Comment définissez-vous la concurrence ? : 
Aujourd’hui on est leader mondial parce qu’on intègre plusieurs opérateurs sur le coup, on est également devant Google, Apple… On n’est pas dans une guerre de concurrence, l’idée ce n’est pas de faire de la restriction de données, pour preuve avec la SNCF qui ouvre désormais l’accès à ses données. Par exemple, Moovit est partenaire du groupe Keolis qui développe des applications de réseaux pour lesquels on travaille. Nous sommes dans une logique de complémentarité, de coopération, l'enjeu étant de coller aux habitudes de déplacements.
Quels difficultés/obstacles avez-vous rencontrés ? : 
Au début c’était vraiment de trouver de la donnée transport, ce qui n’est pas forcément évident partout.
Comment les avez-vous surmontés ? : 
Si on voulait continuer sur notre trajectoire un peu fulgurante, on ne pouvait pas se situer sur les AOT, il fallait la construire nous même cette donnée. A ce jour, on a renversé le rapport de force car on est contacté pour travailler ensemble.
Comment définissez-vous le modèle de votre projet ? : 
Nous sommes en train de le définir nous-mêmes. 80 milliards levés en 4 ans, ça nous permettait de ne pas se soucier de la monétisation du projet. Aujourd’hui nous commençons à passer à des tests : vente de billets à travers Moovit ; publicité de la géolocalisation ; intégration de solutions de taxis et VTC où chaque commande Uber passée par exemple nous rapporte de petites commissions, etc.
Qu'est-ce qui vous manque aujourd'hui pour faire monter en puissance le projet ? : 
On a besoin de plus de dialogue et de coopération, des opérateurs transports, des AOT notamment sur la qualité des données en temps réel. Et d’un point de vue développement commercial, on est en recherche de partenariats pour prouver que nos produits sont de vraie bonne qualité.
Si vous deviez définir une suite à cette histoire en une phrase ? : 
Continuer notre développement car on en est encore qu'au début, d'ici la fin 2017 on couvrira l’ensemble du territoire français, et je ne me fais pas de souci par rapport à Google. Notre application pour des évènements montre bien la performance de Moovit, on a renversé la tendance de manière totalement pacifique.
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