"Pouvoir trouver une solution, qu’elle soit gratuite, si les parents sont motivés pour échanger, ou bien payante, si les parents ne trouvent pas preneur"
PETITBUS
mise à jour le mer, 03/15/2017 - 16:18
Entretien avec : 
Olivier Bertil, fondateur
Réalisé le : 
06.03.2017
Une définition de ce projet en une phrase ? : 
Une plateforme qui aide les parents dans l’accompagnement de leurs enfants.
Votre lecture en quelques dates de l'agenda du projet ? : 
Juillet 2015 : premier démarrage et premier test avec les bêta testeurs Janvier 2016 : accélération de la démarche auprès des parents Mars-avril 2016 : période de bêta tests avec les parents Septembre 2016 : 10 000 personnes sur la plateforme Mars 2017 : mise en relation avec des accompagnateurs de confiance pour le lancement de l’offre premium
Les chiffres clés aujourd'hui ? : 
Bientôt 11 000 membres Nombre de trajets indiqués : 3 000 trajets mis dans la plateforme 70 000 lieux répertoriés dans la plateforme entre les écoles et les activités extra scolaires : toutes les écoles de France sont référencées
Quelle est pour vous aujourd'hui sa singularité ? : 
Un mélange entre l’entraide, une proposition qui est gratuite, dédiée au collaboratif, à hyper local, des liens sociaux se créent dans le quotidien des parents, et dans la même application on peut trouver une solution payante grâce aux accompagnateurs de confiance. Pouvoir trouver une solution, qu’elle soit gratuite, si les parents sont motivés pour échanger, ou bien payante, si les parents ne trouvent pas preneur ou ne font pas l’effort d’aller discuter avec d’autres parents, qui seraient plus dans une logique de consommateur seulement.
Comment définiriez-vous l'éclosion du projet ? Votre motivation ? : 
L’objectif était double : faire gagner du temps aux parents et les aider dans leur quotidien, plus tout un volet écologique pour mutualiser les trajets, pour réduire le nombre de voitures aux abords des écoles, le tout dans une problématique de sécurité, d’environnement et d’optimisation des lieux et des ressources.
Quelle analyse faisiez-vous à l'époque de ce marché ? : 
Il n’y a pas d’offre spécifique sur ça, c'est-à-dire que quand on a commencé on s’est orienté sur la partie mode doux, à pied, à vélo, en trottinette etc., et donc l’objectif c’était de proposer une application pour tous les gens qui faisaient du pedibus, vélobus, ce genre de chose et donc leur permettre de se retrouver et de s’organiser via l’application pour pouvoir faire quelque chose que les parents faisaient avant via des google sheet, des doodle, voire à la main, donc l’idée c’était de leur proposer des outils qui faciliteraient les démarches des parents qui avaient déjà ces pratiques là. Il n’y a pas eu vraiment d’analyse de la taille du marché, car il n’y a pas de données globales sur les pedibus, velobus, ou quoi que ce soit, donc on y est allé un peu à tâtons avec des statistiques, en se disant, il y a tant d’enfants, il y a tant de parents, la densité de la ville est de tant, etc.
Quelle analyse en faites-vous aujourd'hui ? : 
Le marché est beaucoup plus large que simplement des personnes qui veulent faire du pedibus, du vélobus, notre logique est de vraiment aider les parents qui peuvent en avoir besoin et leur proposer une solution soit globale, d’entraide et gratuite, soit sur le mode payant. C’est quelque chose qui est difficile car c’est de l’hyper local, il faut que les gens aillent se parler dans la vraie vie, au-delà de l’application et ça ne se produit pas spontanément, il faut faire beaucoup d’efforts pour que ça se passe et du coup il faut beaucoup d’ambassadeurs locaux, motivés pour aller prêcher la bonne parole, il faut vraiment des gens sur le terrain pour arriver à quelque chose de concret là-dessus.
Comment définissez-vous la concurrence ? : 
L’état de la concurrence aujourd’hui va se positionner sur différentes solutions, soit sur des trajets purement en voiture, donc sur ce que nous faisons mais pas uniquement, parce qu’en fait il y a un gros marché pour accompagner les enfants mais pas forcément uniquement en voiture. Les autres proposent des mises en relation avec les gens mais pas forcément des outils pour le quotidien, par exemple tout un système de planning, de géolocalisation en temps réel etc. Nous, nous faisons la mise en relation et en plus on fournit les outils pour s’organiser. Par exemple, on a des algorithmes de gens qui publient leurs trajets et leurs horaires et si deux ou plusieurs trajets se recoupent à 70, 80 %, c’est clairement indiqué et on informe les parents qu’un trajet pourrait être mutualisé.
Quels difficultés/obstacles avez-vous rencontrés ? : 
Les difficultés c’est le côté vraiment où il faut passer de l’application au monde réel et que les gens d’un même lieu, d’un même quartier, prennent leur courage à deux mains et aillent se parler à la sortie de l’école ou à la sortie des activités, ça c’est le gros challenge. Il y a un côté confiance et même avant la confiance c’est le fait d’aller dialoguer avec la personne. Ensuite c’est le côté sociologique, après il y a l’aspect confiance c'est-à-dire à qui j’ai à faire, etc. donc là dans la mise à jour de l’application qui arrive, on va faire valider les profils des gens, pour montrer qui ils sont vraiment en quelque sorte et vérifier que la personne est bien ce qu’elle dit être. Et toute personne qui va arriver va passer systématiquement par ce process là, et tous les anciens aussi, pour établir vraiment un côté, « votre profil est vérifié ».
Comment les avez-vous surmontés ? : 
En travaillant beaucoup sur l’analyse des données, des comportements des gens, et donc essayer de comprendre comment on améliore le produit. Les difficultés en rapport avec la confiance nécessaire entre les gens, vont être solutionnées avec les nouvelles fonctionnalités, mais avant cela suppose de discuter avec les gens, les questionner sur leurs craintes, leurs besoins, comprendre les freins éventuels qu’ils soient formulés ou non.
Comment définissez-vous le modèle de votre projet ? : 
Pour le moment on est encore en phase d’élaboration, tout est gratuit dans l’application, il est prévu, quand on aura des chiffres un peu plus importants en termes d’utilisateurs, que ce soit monétisé via des systèmes d’assurance, pour que les parents et les accompagnateurs puissent être assurés sur les trajets. On est aujourd’hui en partenariat avec la MAIF pour les accompagnateurs de confiance, il faudrait que ce soit étendu aux parents qui s’entraident parce que c’est de plus en plus demandé. Sur la partie entraide, la logique serait, plus j’accompagne d’enfants plus je gagne des points, plus je fais garder mon enfant, plus je perds des points, et au bout d’un moment si je ne joue pas le jeu, il faut que je rachète des points, on ne va pas exclure des gens de la plateforme mais c’est plutôt pour inciter les utilisateurs à vraiment contribuer. Aujourd’hui, on est encore en réflexion sur comment on redistribue les points entre nous, par exemple sous la forme de bons d’achat.
Qu'est-ce qui vous manque aujourd'hui pour faire monter en puissance le projet ? : 
Enormément de relais locaux, il y a des gens qui sont très motivés, ce sont des problématiques d’entreprise classique en fait. Pour que ça marche au mieux, il nous manque des relais locaux qui souhaitent aller prôner la bonne parole pour mettre en place les solutions efficaces au sein de leurs écoles, etc.
Si vous deviez définir une suite à cette histoire en une phrase ? : 
A l’avenir de pouvoir être capable de faire comme Blablacar sur le covoiturage, mais sur les trajets quotidiens pour les enfants. C'est-à-dire que demain si une ville se pose des questions sur le fait d’enlever un car, ou quelque chose comme ça, il faudra qu’elle réfléchisse à des alternatives un peu low cost et plus écologiques et que l’on devienne en fait cette référence là, devenir la plateforme de référence comme alternative aux transports scolaires.
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